De la photographie au tirage analogique
Viearonde n’a de cesse d’exploiter les réactions de la lumière sur les sels d’argent pour transformer ses images.
La période de confinement due à la COVID19, a fait rejaillir la pratique du développement argentique en laboratoire de manière significative dans la production artistique de Viearonde. Dans ses dernières photographies plasticiennes, elle exploite toutes les étapes de la réalisation d’une image analogique, de la prise de vue avec l’appareil photographique jusqu’à sa présentation sur son support papier argentique.
Le travail consistant à développer un film monochrome sur celluloïd puis à effectuer le tirage d’une image argentique en laboratoire, est une pratique photographique longue et essentielle dans la démarche artistique de Viearonde.
Le laboratoire est le lieu intimiste et manuel où se révèle à l’aide de la lumière de l’agrandisseur les images et les idées que l’artiste a conçues, à l’aide de croquis et de prise de notes dans ses carnets.
Viearonde rejoint, à sa manière, le propos du photographe humaniste français Édouard BOUBAT : « La photo n’est pas à l’extérieur du photographe, elle est en lui-même, comme la rencontre qu’il attend. »
Sélection d’œuvres : « Aqua Vivant II » et « Aqua Vivant IV » – « Aqua Vivant V » – « Toucher » – « Jambes-tissus » – « Salle de bain » – « Escalier »
Aqua Vivant II de Viearonde (Isabelle Vandromme)
Tirage analogique sur papier argentique baryté brillant noir et blanc de 30,5×24 cm. Retouche colorée à l’aquarelle et paraffine-Lille 2023.
Filet trop léger de Viearonde (Isabelle Vandromme)
Tirage analogique sur papier argentique baryté brillant noir et blanc de 30,5×24 cm. Pêcheur de crevettes levant son filet presque vide-Fort-Mahon 2012.