Le relevé photosensible : une image argentique obtenue sans appareil photographique

Le relevé photosensible est une pratique photographique inspirée des photogrammes de László MOHOLY NAGY et de Pablo PICASSO avec André VILLERS.

Le « relevé photosensible » est un concept développé par Viearonde lors de sa maîtrise d’arts plastiques à l’USHS de Strasbourg.
Il consiste à mettre en exergue le rôle de la lumière naturelle sur la perception visuelle de l’architecture par des pans d’ombres et de l’action de la lumière artificielle à obscurcir les sels d’argent en laboratoire.

Viearonde effectue ensuite un choix radical en remplaçant la coupe temporelle et spatiale faite par l’obturateur de l’appareil photographique par le « cut plastique ». Le « cut plastique », terme initié par Viearonde, est une découpe franche et superposée d’ombres faite à l’aide de papiers différents. Il permet de représenter de nouveaux lieux dans une durée indéterminée.

Le « cut plastique » s’appuie sur le propos du spécialiste de la photographie et du cinéma français, Philippe DUBOIS : « L’image photographique, en tant qu’elle est indissociable de l’acte qui la fait être, n’est plus seulement une empreinte lumineuse, c’est aussi une empreinte travaillée par un geste radical, qui la fait tout entière d’un seul coup, le geste de la coupe, ce cut, qui fait tomber ses coups à la fois sur le fil de la durée et dans le continuum de l’étendue ».

Sélection d’œuvres : « Esprit, es-tu là ? » – « Aqua Vivant VI » – « Viallat » – « So-leil I » – « Mitochondries » – « Bischheim » – « Bain » – « Arles »